A Villaines-la-Juhel, de nouvelles haies ont poussé sous l’impulsion de la mairie, des Fédérations Nationale et Régionale des Chasseurs ainsi que du Parc Naturel Régional Normandie Maine.
Ce 7 février, une classe de l’école Saint-Nicolas était invitée à venir planter 250 mètres de haie le long de la Route de Mayenne dans le cadre du programme « Sensibilis’haies ». « Les haies ont de nombreux atouts. Lieux de refuge et d’alimentation pour les insectes, oiseaux et petits mammifères, elles favorisent la biodiversité. Elles protègent les cultures et les randonneurs du vent. Elles permettent aussi de limiter l’écoulement des eaux pluviales et d’éviter des inondations. » indique Pascal Caillaud, adjoint municipal. Ce jour-là, grâce à un travail pédagogique effectué en amont, les élèves avaient bien conscience des enjeux de leurs plantations. Les enfants de 7 à 12 ans étaient fiers et heureux de participer au bon développement de la ville. Cette action réussie est amenée à être renouvelée l’année prochaine.
Puis, au printemps dernier, c’est 1km de haie qui a été planté aux abords de la rocade dans le cadre du programme Agribiodiv mené par la Fédération Régionale des Chasseurs. L’objectif ? Recréer une véritable chaîne alimentaire grâce aux plantations. « Les haies donnent des fruits et attirent les insectes. Les oiseaux viennent se nourrir de ces derniers, ce qui amène ensuite de nombreux mammifères. Les plants permettent la création d’un circuit alimentaire semblable à ce que l’on pourrait trouver en pleine nature ». Il ne faut pas non plus oublier le caractère esthétique des haies qui participent à reproduire le maillage bocager emblématique du Nord-Est de la Mayenne. Elles sont notamment plantées dans des terrains communaux délaissés afin de limiter le travail de fauchage des agents municipaux durant l’été.
Enfin, c’est le Parc Naturel Régional Normandie Maine qui participe à la préservation et à la reconstitution du bocage mayennais. Ainsi, collectivités et agriculteurs peuvent faire appel au Parc pour financer, préparer le sol, planter et pailler les haies sur un de leur terrain. « Nous visons en priorité des lieux pentus où le ruissellement des eaux pourrait devenir problématique. » Ces haies viendront limiter l’érosion des sols, créer un abri pour le bétail, préserver les cultures du vent et permettre la production de bois de chauffage. « Les atouts des haies sont aussi bien écologiques qu’économiques. » conclut Pascal Caillaud.
L’actu