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Pierre Gourdin-Servenière

 

Quarante années, c’est une longévité dans l’engagement politique qui ne passe pas inaperçue… La presse et les supports institutionnels locaux ont unanimement salué la mémoire de Pierre Gourdin-Servenière, qui a quitté cette terre en mars 2018. Commune, intercommunalité et département… le sens du service et l’amour de son terroir natal ont guidé une action résolue, à différents niveaux.

1919, le Gorronnais Rémi Gourdin-Servenière s’installe à Villaines-la-Juhel… 8 mars 2018, son fils, Pierre, s’éteint à Villaines également, 93 ans après y avoir vu le jour. Deux générations qui marquent, à quelques mois près, un siècle de présence et d’engagement pour la commune !

Rémi Gourdin-Servenière montre naturellement la voie. Le pharmacien de la rue Saint Nicolas siège au conseil municipal, alors que Pierre grandit et entreprend à son tour des études de pharmacie à Paris. Après une période d’exercice en hôpital, il revient à Villaines-la-Juhel. Un temps de transition prépare sa prise de responsabilité à la pharmacie, à la place de son père. Ce dernier l’encourage alors à reprendre également le flambeau de l’engagement public… En 1959, année de son mariage avec Marie-Odile, il est élu pour son premier mandat à l’âge de 34 ans.
Quarante années et quatre maires

La personnalité du maire de la commune et député Robert Buron n’est pas étrangère à sa décision. Pierre Gourdin-Servenière partage son ambition pour le territoire et sa volonté de développer un pôle d’attractivité en Nord-Mayenne. Leur approche cherche à concilier l’héritage de la ruralité et le développement industriel local, dont l’émergence de la société MPO est alors emblématique. La passion de Pierre Gourdin-Servenière pour la vie publique va se renforcer. Elle le mobilisera quarante années au total, au long desquelles il collabore avec les trois successeurs de Robert Buron : Henri Schmitt, André Morin et Alain Schmitt. Il lui faut concilier ses multiples occupations avec sa vocation d’époux et de père de famille (Pierre et Marie-Odile Gourdin-Servenière sont entourés de cinq enfants), sans compter ses obligations de chef d’entreprise. « Son éducation dans le scoutisme a forgé un caractère bien trempé, forgé dans le sens du service et frappé du double impératif de l’unité et du bien commun », témoigne son épouse.

Intercommunalité et département

A partir de 1977, son action se renforce, avec l’apparition des premières formes de collaborations intercommunales. Il siège d’abord au syndicat intercommunal à vocation multiple. En 1983, après le décès d’Henri Schmitt, il est élu conseiller général du canton de Villaines-la-Juhel. Ces responsabilités ne le détournent nullement de la commune, qu’il représente au conseil de l’intercommunalité. De 1995 à 2001, il préside même le syndicat de Pays du Haut Maine-et-Pail.

Un engagement fécond

Pierre Gourdin-Servenière n’a pas cumulé les mandats pour satisfaire un goût désordonné de l’exercice des responsabilités. Elément moteur, il prend garde de ne pas se départir d’une modestie toujours garante de la qualité de relation. Viscéralement amoureux des arts, il s’investit « pour faire reconnaître la place de la culture dans le développement du territoire et œuvre sans relâche pour l’accès du plus grand nombre à l’enseignement artistique », témoigne aujourd’hui avec reconnaissance le maire Daniel Lenoir. Son soutien sera déterminant pour le lancement de l’école de musique villainaise par Marie-Françoise Juiller. Au niveau départemental, il prend la présidence de l’ADDM (Association pour le développement de la musique et de la danse) et cherche également à développer l’entraide, avec les accueils de jeunes durant les vacances et le lancement d’une association qui deviendra l’ADMR. Européen convaincu, il œuvre enfin à la création du jumelage Souabe-Mayenne.

Une retraite bien méritée et toujours engagée

Après quatre décennies de bons et loyaux services, Pierre Gourdin-Servenière prend une retraite bien méritée en 2001. Plus de politique… la lecture et le bricolage rythment ses journées, occupations qu’il complète par un engagement au sein de la paroisse de Villaines-la-Juhel. La vie de foi, projet partagé avec son épouse, a guidé ses années de vie professionnelle et politique. Au soir de son existence, elle prend logiquement la première place… à la console des orgues ou en réunion de préparation au mariage. Près de quinze ans, Pierre Gourdin-Servenière a rendu ce service plus humble et caché, avant d’affronter son ultime épreuve, celle de la pauvreté du grand âge.


Page mise à jour le 11 juin 2019

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