Depuis 2015, la Communauté de Communes du Mont des Avaloirs travaille sur la réalisation d’un Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) qui viendra remplacer les cartes et plans communaux en vue d’une urbanisation homogène du territoire. En pratique, le document définira les conditions d’aménagement et d’utilisation des sols au sein des zones constructibles, naturelles ou encore agricoles. L’objectif ? Parvenir à un développement cohérent du territoire durant les 15 années à venir et favoriser l’attractivité du territoire pour espérer atteindre 17 000 habitants en 2030. Mais qu’est-il prévu concrètement ?
« C’est un document qui concerne tous les habitants et doit être étudié avec précautions » indique Daniel Lenoir, maire de Villaines-la-Juhel. En effet, ces derniers mois le PLUi a été soumis à différents services de l’Etat et des préfectures : la MRAe (Missions régionales d’autorité environnementale), la DDT (Direction départementale des Territoires) ainsi que les SAGE (Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) de la Sarthe Amont et de la Mayenne. Tous indiquent une prise en compte insuffisante des questions environnementales, notamment sur la protection du bocage et des zones humides. A l’heure où les risques liés aux changements climatiques sont grandissants, Daniel Lenoir tient à alerter sur ces manquements. « La préservation des haies et des zones humides constitue des éléments essentiels dans la lutte contre les inondations. La consommation en eau potable est aussi un sujet qui mérite une approche plus approfondie ». Par ailleurs, ce sont les chemins de randonnée, qui pourraient être endommagés et ainsi atteindre l’attractivité touristique du territoire dans les années à venir. « La protection de notre patrimoine naturel mérite une plus grande attention » souligne Daniel Lenoir.
Si ces remarques ont également été faites par la population lors de l’enquête publique menée d’octobre à novembre derniers, d’autres points ont été soulevés par les habitants. C’est le cas du changement de destination des bâtis agricoles. Incités par la communauté de communes en 2019, quelques propriétaires avaient demandé à pouvoir faire évoluer leurs bâtiments agricoles en de potentielles futures maisons d’habitation. Certaines demandes effectuées dans les temps impartis n’ont pas été retenues tandis que les nouvelles demandes sont désormais refusées ou reportées. Pourtant, « la réhabilitation de ces bâtiments permet un maintien, voire une progression de la population sans entamer l’espace agricole ».
Nous invitons chaque habitant à étudier ce document et à émettre ses remarques auprès de la communauté de communes afin que le PLUi à venir puisse correspondre au mieux aux attentes de la population.
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